A l'échelle d'une carte, le monde est un jeu d'enfant.
Heureusement Marc est arrivé l’après-midi car Jennifer (Eugénie) voulait se faire faire un tatouage.
Donc vue qu’il en avait plein le corps et qu’il avait le matériel pour lui en faire gratuitement elle était super OP ! Mais malheureusement sa voiture était tombé en panne et il avait oublié une caisse de produit désinfectant pour faire les tatouages donc venu avec la voiture de travail un vieux pick-up sans 4ème vitesse et une pédale d’embarillage à relever en passant le pied dessous, nous avons fait 160km de nuit dans le Coorong pour allez récupérer la fameuse caisse. Que d’aventure, car il faut savoir que les australien ont une fâcheuse tendance à boire (de l’alcool) en conduisant. Donc c’était ma première expérience avec une voiture de bushman australien. Que de souvenir quand on sait que sur le chemin du retour le gentil marc qu’il était nous a raconté un peu sa vie qui s’est avéré des plus surprenante. A 13ans il s’est fait abandonné par sa mère sur le bord de la route, par la suite il a fait des choses pas très catholique pour ensuite renverser une dame se faire arrêté, puis mettre en prison. Prison du Queensland dans laquelle 80% des détenus sont des afro. Quand on voit le physique menu de notre cher marc il y a de quoi se faire peur. C’est pourquoi avec 4 autres de ses codétenus on leur avait proposé de les transférer dans les cellules avec les afro où il y a qu’une seule douche et un toilettte. D’où la bonne idée de se faire tatouer une croix gammée sur le torse en prétendant être raciste et que ce n’était donc pas possible de les mettre avec les afros si on voulait éviter l’émeute. Le plus dur à accepter c’est quand il nous a montré sa croix gammée sur le torse avant de nous raconter son histoire. Enfin il en n’est pas moins qu’il a dormi avec nous dans la chambre d’hôtel sur le sol car le lit c’était trop pour lui. Le lendemain il était censé faire le tatouage de ma collègue après avoir ramené toutes ses affaires, mais finalement on ne le reverra plus jusqu’à notre départ.